Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 10:58

Pour fêter le tricentenaire de la naissance de Buffon le 7 septembre 1707, l’Université de Bourgogne a organisé en septembre 2007 un congrès interdisciplinaire bilingue destiné à réfléchir à l’héritage de Buffon.

Dans le cadre de ce congrès, une série d’ateliers en français et en anglais a traité du Rayonnement international de Buffon, autour de quatre thèmes principaux :

 

1- La réception des œuvres de Buffon. Y eut-il des différences dans la réception des œuvres de Buffon à l’étranger et en France ? Peut-on distinguer des pays où les traductions, adaptations, vulgarisations de l’œuvre ont été plus rapides, et peut-on en donner des raisons ? L’étude des comptes rendus critiques de l’époque sera bienvenue.

2- Le réemploi ou la citation des œuvres de Buffon et particulièrement des illustrations de son œuvre. Cet atelier sera largement ouvert aux chercheurs en littérature qui questionnent les liens entre histoire des sciences et évolution de la fiction. Les célèbres illustrations de l’Histoire Naturelle ont pu être utilisées à d’autres fins. Il serait intéressant d’en faire un inventaire.

3- Les prédécesseurs ou contemporains, notamment à l’étranger, qui ont pu influencer Buffon, soit directement, soit indirectement, ainsi que le réseau de ses collaborateurs. Même s’il est toujours délicat de démontrer l’influence d’un penseur sur un autre, il n’est pas interdit de s’interroger sur les points de contact et les correspondances entre Buffon et des naturalistes certainement moins connus, ne serait-ce que pour dégager ou mettre en lumière un « air du temps » qui explique la convergence des idées scientifiques à une même époque.

4 Les continuateurs immédiats de la pensée de Buffon. Dans quelle mesure a-t-il déclenché, en particulier à l’étranger, une réflexion des naturalistes, qui, par ailleurs, ont pu dépasser sa pensée ?

 Les actes ont été publiés à l'automne 2009 par les Presses Universitaires de Dijon sous la direction de Marie-Odile Bernez.

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 11:24
Le vendredi 20 juin 2008 se tenait à l'Université d'Orléans un colloque organisé par le Laboratoire Collectivités Territoriales de la Faculté de droit, déconomie et de gestion sur le thème suivant: "les territoires de l'administration: départir, décentraliser, déconcentrer".
http://l-actualitedel-histoiredudroit.hautetfort.com/tag/déconcentration

Les presses universitaires d'Orléans (http://www.univ-orleans.fr/puo/) viennent de publier les actes de ce colloque, textes réunis et présentés par Pierre Allorant.
  

ALLORANT Pierre (éd.), Les territoires de l'administration: départir; décentraliser, déconcentrer. Actes du colloque du Laboratoire Collectivités Terrotoriales d'Orléans du 20 juin 2008, Orléans, Presses universitaires d'Orléans, 2009, 237 p.

Table des matières:

- Michel PERTUÉ, Introduction

- Céline Ronsseray, Autour de la réforme de l’administration coloniale à la fin du XVIIIe siècle

- Chrystelle Gazeau, Haro sur les districts : Mort et renaissance d’une circonscription intermédiaire sous la Révolution et le Consulat

- Pierre Belda, La France n’est-elle qu’un « morceau de drap » ? Les débats parlementaires relatifs aux découpages des nouvelles circonscriptions administratives (1789-1791)

- Sophie Chambost, Décentralisation, fédéralisme : un débat politique sur la place des communes au 19ème siècle

- Nicolas Verdier, La réforme des arrondissements de 1926, un choix d’intervention entre espaces et territoires

- Pierre Allorant , Le territoire impossible de la régionalisation : l’échec du projet référendaire de Jean-Marcel Jeanneney en avril 1969

- Aurélie Jammet, Politique de gestion et gestion politique des transports collectifs en Bretagne. Quand l’histoire des transports rejoint celle des institutions

- Franck Guérit, Ville moyenne contre métropolisation : enjeux d’aménagement du territoire en région Centre

- Antonine Ribardière, Les découpages de l’action sociale départementale : entre territoires professionnels, territoires de gestion et territoires politiques. Le cas de six départements franciliens

- Laurent Chalard, L'inadéquation entre territoires fonctionnels et territoires institutionnels à travers l'exemple de l'intercommunalité dans l'aire métropolitaine toulousain


¤ Table ronde : Simplifier la carte administrative française ?

Yann Delbrel , professeur à l’université Montesquieu - Bordeaux IV

- Michel Bergue, secrétaire général de la préfecture du Loiret

- Lucas Berry, architecte-urbaniste, ancien directeur d’études au Services d’études du Secrétariat Général pour les Affaires Régionales Centre

- Christophe Chaillou, maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle, conseiller général, directeur de cabinet du secrétaire général du Conseil des communes d’Europe

- Jean-Christophe Haglund, conseiller municipal d'Olivert, président du Cercle Jean Zay

- Eric Martin , Directeur général Déplacements régionaux, Environnement, Aménagement à la Région Centre

- Bertrand Pajon, conseiller municipal de Jouy-le-Potier, conseiller communautaire de la Communauté de communes du Val d'Ardoux


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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 16:34

Après la fermeture des bagnes portuaires de Toulon, Brest et Rochefort, le gouvernement français décide d’ouvrir des bagnes coloniaux en Guyane, de 1852 à 1938, et en Nouvelle-Calédonie, de 1867 à 1897. Cette nouvelle politique répond à deux utopies de l'époque : le développement colonial et l’élimination de la métropole des indésirables qui pourront par ailleurs bénéficier du salut par le travail.

À partir de 1873, Saint-Martin-de-Ré devient l’antichambre de ces bagnes, là où les condamnés attendent d'être expédiés outre-atlantique.

La muséographie très moderne de l'exposition fait du visiteur non seulement un observateur mais également un témoin voire un acteur virtuel de l’histoire ici racontée. Et pour mieux l’immerger dans la réalité de ce passé, l’image et le son sont très présents : des films d’archives inédits, des extraits de reportages radiophoniques, des photos, des bruits et des ambiances sonores restituent une part de l’environnement politique, culturel et social de cette période.

Le caractère inédit des images et des films présentés, le choix d’un musée tourné vers les nouvelles technologies font que cette exposition jette un nouveau regard sur l’histoire pénitentiaire française.

Il ne s’agit pas de faire revivre le drame de ce pan de l’Histoire nationale mais de dégager de la visite  des outils pour s’interroger et pour débattre.


A cette occasion, il m'a été possible de donner une conférence en janvier 2008 sur les premiers temps de la transportation en Guyane à la fin du 18e siècle pour un auditoire grand public.

Communiqué de presse:

http://www.saint-martin-de-re.fr/espace/fichier/285_cp_conf_celine_ronsseray_musee_st_martin_de_re.pdf



Le dossier de presse Itinéraire d'une utopie


 

Edition de CHARENTE MARITIME - LA ROCHELLE

 

 

Mardi 15 Janvier 2008

 

 SAINT-MARTIN-DE-RÉ

 

L'enfer vert et le bagne

 

Une conférence évoquera l'histoire du territoire guyanais

 


Aunis-Ré

SAINT-MARTIN-DE-RÉ L'enfer vert et le bagne

Dans le cadre du cycle de conférences mis en place par le musée Ernest-Cognacq tout au long de l'année, Céline Ronsseray, docteur en histoire moderne, donnera demain, mercredi 16 janvier à 19 heures, une conférence sur le thème « Destination l'Enfer vert ». Les premières transportations en Guyane remontent à la fin du XVIIIe siècle.Encore à l'heure actuelle, l'histoire de la Guyane est fortement marquée par l'image et le souvenir du bagne. Pourtant, ce territoire ne voit pas son histoire débuter avec cette institution pénitentiaire. C'est pourquoi la jeune conférencière, Céline Ronsseray, se propose de revenir sur cette fin de XVIIIe siècle qui a marqué un tournant important dans l'histoire de la Guyane. 

Rêves d'Eldorado.

Pour des autorités métropolitaines bercées de rêves d'Eldorado, le territoire vierge guyanais et son environnement luxuriant leur ont laissé penser à une mise en valeur facile, où les projets les plus fous pouvaient voir le jour.Mais très vite, il fallut se faire à l'idée que Cayenne ne pourrait pas devenir une colonie d'exploitation, à l'exemple de ses voisines antillaises. Échouant par ailleurs dans le rôle d'une colonie de peuplement, elle devient alors une colonie pénale.Avec la Révolution sont inaugurés les premiers cas de transportation en Guyane : ce sont les débuts de la « guillotine sèche ». Voilà enfin trouvée, aux yeux de l'administration centrale, une justification à son existence au sein de l'Empire colonial français.Le XIXe siècle montrera un total désintéressement pour ce territoire, au profit de nouvelles terres en Afrique du nord et en Indochine.

La conférencière, Céline Ronsseray, est chargée de cours à l'université de La Rochelle. Docteur en histoire moderne, elle a présenté en décembre dernier une thèse de doctorat sur les administrateurs coloniaux de Guyane française au XVIIIe siècle.

Les places aux tarifs de 5 € ou de 3,50 € (tarif réduit) sont limitées.

Les réservations sont donc conseillées à l'accueil du musée, au 05 46 09 21 22 ou sur musee.st.martin@wanadoo.fr

 

 


 

 

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